Qui fût le premier élève inscrit à Massillon ?

L’École Massillon a vu défiler dans ses couloirs de nombreux élèves tous aussi différents les uns des autres. Mais qui fut le tout premier élève inscrit ?

 

Il s’agit de Georges Minoret dont on découvre le témoignage dans le livre « De l’hôtel de Fieubet à l’École Massillon » Il garde encore un souvenir intact de son arrivée dans l’école, il avait onze ans :

 

« Après avoir franchi une porte cochère, on traversait une première cour au fond de laquelle se trouvait, et se trouve encore je crois, un bâtiment à deux ou trois étages, desservis par un grand escalier à rampe de fer forgé. Au premier, un vieil appartement portait encore les vestiges d’un luxe passé : plafonds élevés, dessus de portes peints. C’était là que le Père Nouvelle s’était installé. À droite de la porte que gardait un invalide en uniforme, le ruban vert et rouge de « Sainte Hélène » à la boutonnière, se trouvait le cabinet du Directeur ; à gauche, une petite chapelle, deux études, un réfectoire assez petit, les chambres des Pères, et par un escalier intérieur, on accédait au rez de chaussée, à la cuisine. Une cour de récréation derrière où l’on descendait par un charmant escalier en fer à cheval. Le décor était vétuste et ne manquait pas d’un certain charme. Au-dessous de nous, au rez de chaussée, montait constamment une sorte de mélopée chantée par des ouvriers qui pilaient des amandes amères dont l’odeur embaumait. Dans la première cour, un ébéniste, ou plutôt un grand artiste, Sauvrezy, sculptait des meubles d’art, et notamment un trône pontifical, qui fut offert au pape Pie IX »1

 

  1. Georges Minoret, « Souvenirs du grand Ancien », L’Écho de Massillon, février 1948, n°67, p.4.

Ce jour là … le 10 février 1892

Paul Wallon dépose à la préfecture un “projet d’agrandissement de l’école Massillon”. Ce projet consiste en la création d’une aile nouvelle entre l’ancien pavillon de 1676 et le quai des Célestins.

Les travaux sont menés à très grand vitesse puisqu’à la rentrée suivante l’édifice est occupé.

Ils ont marqué l’histoire de Massillon … Jean de Plessis de Grenédan

La messe annuelle de requiem, célébrée traditionnellement le dernier dimanche de novembre, est ponctuée d’un appel aux morts, « testament d’une génération ». en 1925, elle réunit quelque trois cents Anciens ! Celle qui possède un caractère exceptionnel est la cérémonie du 11 novembre 1923 qui contenait la reconstitution d’une messe au front, avec l’autel portatif qui servit pendant quatre ans à un prêtre soldat.

La commission est suivie de l’appel solennel des maitres et anciens morts au combat, ce sont au total deux cents grands élèves qui déposent une croix en fleurs naturelles sur la tombe du Soldat Inconnu, où l’on retournera en pèlerinage le 10 juillet 1924. Au service de cette dernière année, on y trouve le nom du lieutenant de vaisseau : Jean du Plessis de Grenédan, Massillionnais élève de Naval qui disparut le 21 décembre précédent. Il fut aux commandes du zeppelin le Dixmude, lle plus grand dirigeable au monde de l’époque. Avec ce dernier il avait notamment établi des records mondiaux ! C’est lors de son retour d’une mission au Sahara avec cinquante hommes à bord, que la foudre les a frappés. Ses qualités incontestées de pilote, son courage qui lui vaut la Légion d’honneur à titre posthume. Son nom est également gravé sur les marbres de l’école.